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jeudi 4 juin 2026

Grades en Silat Seni Gayong : bengkong, chula, jurulatih expliqués simplement

Grades en Silat Seni Gayong : bengkong, chula et jurulatih expliqués

Le Silat Seni Gayong possède un système de grades structuré basé sur les bengkong, les chula et les rôles d’instructeurs comme jurulatih. Dans cet article, découvrez comment fonctionne la progression dans cet art martial traditionnel, entre technique, discipline et transmission. 

 



Le système de grades en Silat Seni Gayong

Le Silat Seni Gayong est un art martial traditionnel qui organise la progression de ses pratiquants à travers différents niveaux appelés grades. Ces grades permettent d’évaluer les compétences techniques, la discipline et la compréhension du pratiquant.

Les bengkong : les premiers niveaux

Les bengkong représentent les premiers niveaux d’apprentissage dans le Silat Seni Gayong. Ils correspondent à une phase fondamentale où le pratiquant développe ses bases :

  • postures
  • déplacements
  • techniques de frappe
  • coordination

Chaque niveau de bengkong marque une progression dans la maîtrise des fondamentaux du silat.

Les chula : niveaux intermédiaires et avancés

Les chula représentent des niveaux plus avancés dans la pratique. Le pratiquant approfondit :

  • les enchaînements techniques
  • les applications martiales
  • le travail avec partenaire

À ce stade, la compréhension du silat devient plus stratégique et plus fluide.

Le rôle de jurulatih (instructeur)

Le jurulatih est un pratiquant avancé ayant acquis les compétences nécessaires pour enseigner. Ce rôle implique :

  • la transmission des techniques
  • l’encadrement des élèves
  • le respect des valeurs traditionnelles

Devenir jurulatih ne dépend pas seulement du niveau technique, mais aussi de l’attitude et de l’engagement. 


 

Conclusion : une progression complète dans le silat

Le système de grades en Silat Seni Gayong, basé sur les bengkong, les chula et les jurulatih, permet une progression complète du pratiquant. Il combine apprentissage technique, développement personnel et transmission d’un art martial traditionnel riche. 

Sur mon parcours : https://gelanggangpenditabunian.blogspot.com/2016/03/mon-parcours.html

Sur mon troisième dan Fédéral : https://gelanggangpenditabunian.blogspot.com/2022/01/un-deux-trois.html 

Sur le gayong : https://gelanggangpenditabunian.blogspot.com/2016/05/le-silat-seni-gayong-malaysia.html
 

 

lundi 25 mai 2026

Coupe de France de Kali Escrima 2026 – immersion dans les combats FFK (Levallois-Perret)

 La Coupe de France de kali eskrima 2026, organisée par la FFK, s’est tenue à Levallois-Perret les 23 et 24 mai. Cet événement rassemble des pratiquants venus de toute la France pour s’affronter en combat sportif, dans une discipline encore méconnue du grand public : le kali, art martial philippin basé sur le maniement des armes.

À travers cet article, je propose une immersion dans les combats de kali en compétition, avec un extrait vidéo et quelques observations sur le format sportif.

Coupe de France de Kali 2026 : Immersion, bruits de sticks et réflexions

De retour d'un week-end en famille à Paris, le hasard fait parfois bien les choses : ce samedi se tenait la Coupe de France de Kali. Une occasion trop belle pour la laisser passer. J'ai donc pu "abandonner" mon épouse le temps d’une matinée pour aller humer l'ambiance de la compétition.

L'événement coche toutes les cases classiques : un gymnase occupé par deux surfaces de combat, les tables d'arbitrage, la buvette, et des gradins bien remplis (principalement par les coachs, les familles et les compétiteurs eux-mêmes).

1. Duos techniques : Une piste à explorer ?

Suivant le timing, j'arrive pile au moment des duos techniques. Les démonstrations s'enchaînent : sticks, mains nues, lance, machette… Les styles et les prestations sont très hétérogènes.

En observant ce format, une réflexion me vient immédiatement :

Il y a dans ce schéma de compétition une réelle possibilité pour nous de nous exprimer via le pentas (équivalent des gandas en pencak c'est à dire des combats chorégraphiés, style bunkai en karaté, ou duo techniques de ju jitsu).

Ma condition ? Il me faudra relire attentivement le règlement de la compétition (exigences, critères d'évaluation, marge de liberté). Je n'ai pas forcément envie de lancer une préparation spécifique pour ce module. Utiliser et adapter ce que l’on sait déjà faire ? Oui. S'entraîner exclusivement pour ça ? Non. Le règlement initial étant basé sur les exigences des passages de grades, nous devrions pouvoir nous glisser naturellement dans ce schéma.

2. Combat sportif : Quand les sticks s'entrechoquent

Le programme s'enchaîne ensuite en simultané sur les deux surfaces de combat, alternant entre les seniors et les enfants.

  • Chez les enfants : Un joli engagement ! On notera tout de même une sur-représentation logique du club hôte parmi les compétiteurs.

  • Chez les adultes : Malgré quelques temps morts et de légers tâtonnements dans l'organisation, les combats s'avèrent très engagés. Le bruit des bâtons sécurisés change radicalement d'un tapis à l'autre : chez les grands, ça cogne dur ! 

    Voici un extrait de combat de kali sportif filmé lors de la compétition :




     

Côté équipement et règles

L'équipement varie selon les catégories : casques typés self-défense, plastrons (parfois optionnels chez les enfants), gants de hockey, et protections de jambes ou de coudes plus ou moins présentes.

Visuellement, le format est strict : les saisies et le corps-à-corps ne sont pas autorisés. Autre subtilité intéressante : de multiples pertes de bâton entraînent la défaite. Le vainqueur est désigné aux drapeaux par trois juges, à l'issue de 3 rounds si nécessaire. (Pour les curieux, vous pouvez consulter le ICI).

Vers la technologie : Le système "Tolpar"

Avant de devoir filer, j'ai aperçu la préparation d'une surface de combat dédiée au "Tolpar". Il s'agit d'un système de comptage automatique des touches, similaire à ce qui se fait déjà en taekwondo ou en escrime. Dommage, je n'ai pas pu rester l'après-midi pour voir la version "Élite" qui promettait d'être explosive au vu des combats "sportifs" du matin !

3. Rencontres fortuites et avenir des AMSEA

Au-delà des tapis, ce déplacement a été riche en échanges :

  • Didier Garcia : J'ai pu discuter avec lui de l'avenir et des différents projets autour des AMSEA (Arts Martiaux du Sud-Est Asiatique).

  • Michel Rozzi : Le hasard fait définitivement bien les choses. Je l'ai croisé non pas au gymnase, mais dans la rue sur le trajet du retour ! Une rencontre toujours aussi agréable. Nous avons échangé sur le format de la compétition, l'intérêt de ces événements et une éventuelle participation aux Opens de la saison à venir.

Un bilan positif mais un entre-soi persistant

Ce fut un moment vraiment intéressant, imprévu et très riche.

Cette Coupe de France et ses déclinaisons locales (les Opens) s'ajoutent intelligemment aux stages proposés par la fédération. Ils offrent des opportunités de rencontre et une belle exposition pour la discipline. Cependant, le constat reste le même : cela se joue encore trop souvent dans un cadre de public "averti", déjà sensibilisé aux AMSEA. Le défi reste d'ouvrir ces frontières !


 Le kali eskrima est un art martial philippin en plein développement en France, notamment grâce aux compétitions organisées par la FFK. Le format combat permet de mettre en valeur la rapidité, la précision et la gestion de distance propres à cette discipline.

### Qu’est-ce que le kali eskrima ?
Le kali eskrima est un art martial philippin basé sur le combat avec armes (bâton, couteau) et à mains nues.

### Le kali existe-t-il en compétition ?
Oui, en France notamment avec la FFK qui propose un format de combat sportif encadré.

### Où voir des combats de kali ?
Lors de compétitions nationales comme la Coupe de France ou via des vidéos en ligne. 

samedi 11 avril 2026

Épisode 14 – S’adapter, improviser… et continuer d’avancer

Dans les arts martiaux du Sud Est Asiatique comme le kali eskrima ou le silat, la capacité d’adaptation et l’improvisation occupent une place centrale dans la pratique. Entre cadre technique et situations réelles, ces notions prennent tout leur sens. 

Mardi : dérive contrôlée

À l’AS Kali, le cours a pris une direction un peu inattendue.
Nous sommes partis sur des elakan parang (esquives face à la machette), en utilisant les sticks de Kali, pour finir… au sol avec des gunting (ciseaux) simples.

Cette transition s’est faite assez naturellement, à partir d’un elakan particulier :

  • descente sur les fesses pour passer sous une pique adverse (un peu comme au tir, quand il faut gagner quelques centimètres pour être dans l’axe),
  • passage sous l’attaque,
  • ciseau des jambes pour écarter celles de l’adversaire,
  • poussée avec la main libre pour finaliser.

Une logique de mouvement qui a guidé toute la séance.


Ados & clubs : allonger et adapter

Beaulieu (ados)

Travail autour des coups de pied et coups de genou, avec une idée simple :
👉 gagner en amplitude (longueur, hauteur).

Pas de cours adultes cette semaine :
fatigue et petits bobos cumulés.

Mauguio (mercredi)

Même trame que Beaulieu, avec en plus :

  • intégration des ciseaux vus en Kali

Saint-Aunès (jeudi)

On reprend la même base (trois publics, trois adaptations), avec en complément :

  • travail des coudes
  • frappes en rafale


Samedi : de la page blanche… à l’inspiration

Vendredi soir : panne totale d’inspiration.
Plusieurs semaines de révisions de grade… et un début de saturation.

Puis au réveil : bingo.


Cours enfants : travail à l’éventail

On sort les éventails.

Objectifs :

  • apprendre à les déployer,
  • découvrir une logique de frappe simple.

Les 5 frappes de base

  1. Piquée au corps
  2. Circulaire
  3. Pique latérale (vers la gorge)
  4. Remontante (type uppercut)
  5. Descendante avec le punyo (sommet du crâne)

On précise le rôle de la main non armée, puis on enrichit :

  • Sur les frappes 1-2-4 : ajout d’une ouverture
  • Sur la 3 : récupération à deux mains, coup de genou, projection

Puis :

  • travail d’étranglement (contrôlé),
  • défenses sur saisies avec l’éventail

Cours grands : du coude au kerambit

Le déclic vient d’une phrase de Cigku Shaiful Hakim :

« Le kerambit, c’est siku (le coude). »

On démarre donc par :

  • Asas siku (10 frappes de coude)

Puis :

  • passage au kerambit
  • elakan de base mais avec l'appui du kerambit main gauche
  • enchaînements de frappes
  • amenées au sol 
  • Finalisation 

Pour finir :
👉 Anak Harimau 1 à 40 en double kerambit
De quoi bien solliciter les neurones et confirmer l'aspect boucherie de cette petite lame.


Deux heures passées très vite.

Malgré la fatigue et un départ compliqué côté inspiration, le groupe a répondu présent.
On avance, séance après séance, sur des points essentiels :

  • gestion de son arme
  • gestion de celle de l’autre
  • placement du corps
  • identification des cibles

👉 Même dans les semaines “creuses”, le travail continue.

samedi 4 avril 2026

Stage AMSEA à Mauguio : Silat, Kali et self-défense (retour complet)

Retour sur un stage AMSEA à Mauguio dédié au pencak silat et au kali, entre pratique martiale, self-défense et échanges culturels.

 Stage : Des triangles, des animaux et des Hommes (et femmes, ou Femmes et Hommes, enfin nous).


Stage AMSEA à Mauguio : un week-end entre silat et kali

Les 28 et 29 mars, se tenait au gelanggang de Mauguio un stage fédéral de découverte des AMSEA (Arts Martiaux du Sud-Est Asiatique), organisé dans le cadre de la journée nationale dédiée à ces disciplines.

👉 Plusieurs villes en France accueillaient simultanément ces stages gratuits :
Levallois-Perret, Lyon, Mauguio, Sainte-Maxime, Terrasson, Toul.

Nous avons eu la chance d’accueillir :

  • Cigku Shaiful Hakim pour le pencak silat
  • Guro Greg Silhol pour le kali



🔥 Un week-end riche en pratiques

▶️ Silat Seni Gayong : travail des bases et applications martiales

Travail autour des animaux du Silat Seni Gayong :
🐊 crocodile
🦅 aigle
🐅 tigre

➡️ Derrière ces formes, des applications martiales très concrètes, où chaque mouvement prend tout son sens.

Les échauffements, basés sur :

  • le tari (danse)
  • les jurus (enchaînements codifiés)

…montrent bien cette logique :

👉 ce qui semble esthétique devient, avec la pratique, une vraie boîte à outils martiale.

On y retrouve :

  • les bunga (la “fleur” – le mouvement)
  • les buah (le “fruit” – l’application)


▶️ Dimanche matin : ➜ Stage self-défense : silat et kali en pratique

Place au stage fédéral autour de la self-défense.

👥 Une trentaine de participants :

  • tous niveaux
  • disciplines variées : kali, karaté (shotokan, contact), Qwan Ki Do, différents styles de silat…

Deux ateliers de 90 minutes :

🥊 En Silat Seni Gayong

  • travail à mains nues
  • techniques percutantes
  • efficacité… et douleurs 😅

👉 (testé personnellement en tant que plastron…)

🥢 En Kali

  • départ avec arme (stick)
  • travail des angles, déplacements, triangles
  • progression vers : couteau → mains nues

▶️ Dimanche après-midi : Tomoi : la boxe du silat en pratique

Retour à un cadre plus “club”, ouvert aux extérieurs.

Découverte du Tomoi (boxe du silat) :

👉 Une forte proximité avec la boxe thaïlandaise :

  • assauts libres
  • coudes
  • esquives
  • défenses

🧠 Au-delà de la technique : une immersion culturelle

Silat et culture : entre bela diri et ilmu 

Ce week-end ne s’est pas limité à la pratique.

🗣️ Un long échange avec Cigku Shaiful Hakim nous a permis d’aborder :

  • sa formation en Malaisie
  • ses rencontres avec des maîtres aujourd’hui disparus
  • l’importance de la transmission

👉 On dépasse ici la simple self-défense (bela diri) pour entrer dans l’Ilmu :

une approche globale mêlant savoir, culture et philosophie.


🤝 Une expérience humaine avant tout

Ce stage, c’est aussi :

✔️ des pratiquants d’horizons différents
✔️ des échanges riches
✔️ une ambiance bienveillante… même quand ça pique 😄


👉 Pas de compétition, mais de la complémentarité.

Nous parlons tous le même langage :
celui du corps et des armes.

Mais chacun a ses nuances…
et parfois, l’autre nous apporte :

  • du vocabulaire
  • une autre “grammaire”
  • une nouvelle manière de s’exprimer

➡️ Et c’est ce qui nous enrichit.

💡 Le savoir est la seule chose qui, lorsqu’on le partage, ne nous appauvrit pas, mais grandit chez l’autre.

 


🙏 J'ai aussi eu l'honneur de remettre, accompagné de Cigku Shaiful Hakim, à Alexandre Pargade officiellement son diplôme de 1° dan FFK (qui a été obtenu haut la main, car il a largement le niveau, instructeur en Gadjah Putih, Avec une grosse pensée pour feu Kang deden Effendi) ainsi qu'à Christophe Humbert formé chez nous en Silat Seni Gayong (il avait déjà quelques années de pratique en kung fu et ju jitsu). Encore bravo à eux. On attend le retour de Jérôme pour lui remettre son diplôme.
 


🍛 Une immersion… jusque dans l’assiette

Merci au traiteur Meis pour cette découverte de la cuisine indonésienne,
qui a parfaitement accompagné le week-end 🙏 Téléphone 06 58 13 58 00

Sate Ayam Nasi Kacang



🙏 Remerciements

Un grand merci à :

  • Cigku Shaiful Hakim 🙏
    pour sa bienveillance, son expertise et son accompagnement toute l’année
  • Guro Greg Silhol
    pour la précision et la richesse de son enseignement
  • Tous les stagiaires (enfants, ados, adultes)
    du club et d’ailleurs
  • La FFK et Didier Garcia
    pour leur confiance dans l’organisation 
  • Jacky du Dragon Rouge de Lunel, pour son rôle de stagiaire et son accompagnement.
  • La municipalité de Mauguio
    pour le prêt des salles
  • Et bien sûr… mon voisin DJ Plomberie 🛠️
    pour son intervention de dernière minute face à une fuite récalcitrante

👉 (Fuite qui aura quand même réussi à :

  • écourter le cours du samedi matin
  • et me blesser la veille… en pleine reconversion improvisée de plombier 😅)

❌ Mention spéciale inverse à certains conseils douteux de Mr Bricolage Lunel et à sa vanne non étanche…
➡️ vive la pâte à joint et la filasse !


🧾 Bilan

✨ Un week-end :

  • riche en rencontres
  • dense en apprentissages
  • fort en découvertes

👉 Une belle illustration de :

  • la proximité entre les AMSEA
  • mais aussi de leurs spécificités

Et surtout…

✔️ le plaisir de voir chacun :

  • découvrir
  • progresser
  • s’approprier la pratique



Pour des informations sur le club cliquez ici
Pour quelques vidéos cliquez ici

Merci au Chat pour la mise en page 

dimanche 8 février 2026

Épisode 13 : Retour aux fondamentaux du Kali et travail du flow en cours

 Épisode 13 : Retour aux fondamentaux du Kali et recherche du flow en cours


Cette semaine, le groupe était plus nombreux… et cela a changé la dynamique du cours.
Certain·es élèves ayant testé les sticks la semaine précédente se sont pris·es au jeu, entraînant dans leur sillage quatre nouvelles recrues : trois garçons et une fille. Résultat : passage de 8 à 12 élèves, et une évidence pédagogique qui s’impose d’elle-même — retour en arrière indispensable.

Avant d’aller plus loin, il fallait reconstruire une base commune solide pour que tout le monde puisse travailler ensemble, sans confusion ni frustration.


Reprise des bases : angles et coordination

Le cours a donc repris sur les angles 1 et 2, d’abord en solo, puis avec partenaire.
L’objectif : retrouver des trajectoires propres, une posture stable et un rythme commun.

Deux types de frappes ont été travaillés :

  • Frappes traversantes

  • Frappes rebondissantes, appelées en Arnis redondo

Cette alternance permet de développer à la fois la continuité du mouvement et la capacité à changer d’intention dans la frappe.


Ouverture sur les angles 6 et 7

Les angles 6 et 7 ont ensuite été intégrés, également en miroir avec le partenaire.

Un drill progressif a été mis en place :

  • Enchaînement 1 – 2 – 6 – 7 en frappes traversantes

  • Puis introduction des frappes rebondissantes :

    • Angle 1 rebondit puis traverse

    • Angles 2 – 6 – 7 traversants

    • Puis variations : 1–2 rebondissent puis traversent, 6–7 traversent

À chaque cycle, une frappe rebondissante supplémentaire est ajoutée, avant de décompter les frappes :

  • par 1

  • puis par 2

  • puis par 3

  • puis par 4

On revient ensuite à quatre frappes traversantes, le partenaire travaillant en miroir, renforçant coordination et écoute.


Blocages et recherche du flow

Une fois les bases posées, place au travail de défense :

  • Angle 1 → roof block → réponse angle 1,
    puis le partenaire enchaîne à son tour.
    L’objectif ici est clair : chercher le flow, pas la vitesse.

Enfin, la séance s’est conclue par une séquence plus technique :

  • Angle 1

  • Classic block

  • Check par-dessus

  • Passage du punyo par-dessous pour une clé de pouce

     

     
Pour en découvrir plus : 

jeudi 22 janvier 2026

Épisodes 11-12 : Découverte et maniement du Cindai en Silat

Épisodes 11 & 12 – Le passage au cindai : quand l’arme oblige à repenser le cadre

Le cindai arme souple du pencak silat
 

Après dix séances structurées autour du bâton et des défenses à mains nues, les épisodes 11 et 12 ont marqué un changement important : le passage au cindai.
Écharpe, sarong à proprement parler, ou même tote bag improvisé, on entre ici dans le domaine des armes flexibles — et ce changement n’est pas anodin.

Car si l’outil change, la logique de travail doit évoluer elle aussi.


Cindai et self-défense : poser le cadre

Avant même de manipuler l’outil, un temps a été nécessaire pour définir les notions de self-défense et de légitime défense.

Le sarong a une particularité essentielle :
👉 il peut être porté.
Sous forme d’écharpe, il fait partie de l’environnement quotidien et peut donc, le cas échéant, devenir un outil de protection ou de neutralisation.

Cette réalité oblige à réfléchir :

  • à l’intention,

  • au contexte,

  • et à la proportion de la réponse.

Le cindai n’est pas un jouet, ni une arme “offensive” par nature. Il est un outil adaptable, dont l’usage dépend de la distance, de la menace et de la situation.


Un changement de paradigme

Avec le cindai, deux logiques coexistent :

  • Gérer la distance par le fouetté, en restant à l’extérieur ;

  • Entrer dans l’attaque, comme dans certaines défenses mains nues contre stick de Kali.

Cette dualité ouvre une nouvelle vision du combat pour les élèves, qui doivent accepter que ce qui fonctionnait avec une arme rigide doit parfois être ajusté, voire abandonné.


Épisode 11 – Prise en main et fondamentaux

La séance 11 est consacrée à la prise en main de l’outil.

  • Une main engagée jusqu’au poignet dans la boucle de l’écharpe pliée en deux ;

  • L’autre main tenant l’extrémité libre.

Travail en fouetté

Première phase : utilisation fouettée du sarong.
Les cibles sont progressives :

  • une main,

  • les deux mains,

  • une main avancée puis le genou.

Ce travail impose :

  • de réarmer correctement,

  • de changer les distances,

  • et d’accepter un tempo différent de celui du bâton.

Absorber ou repousser

Le cindai est ensuite utilisé pour :

  • absorber une attaque,

  • ou la repousser, selon la tension appliquée.

Les élèves découvrent que la souplesse de l’arme n’est pas une faiblesse, mais une caractéristique à exploiter.

Réponse à l’attaque en couronne

Sur une attaque en couronne :

  • on repousse l’attaque vers le haut,

  • on avance,

  • on ajuste la longueur du cindai,

  • capture de la tête par le dessus,

  • traction,

  • coup de genou direct.

Une séquence simple, efficace, et très parlante pour le groupe.


Épisode 12 – Contres sur angle 1

La séance 12 se concentre sur trois techniques de contre face à une attaque en angle 1 (circulaire descendant).

Technique 1 – Travail à distance

  • Décalage intérieur,

  • fouetté du cindai sur la main armée (angle 1),

  • retour en fouetté au corps (angle 4),

  • remontée en fouetté au visage.

Une chaîne fluide qui illustre parfaitement l’intérêt de l’arme flexible à distance.

Techniques 2 et 3 – Entrée et contrôle

Les deux techniques suivantes reposent sur une entrée franche :

  • entrée sur angle 1,

  • parade du bras armé avec le bras gauche,

  • percussion de la main droite,

  • passage du cindai par-dessus ou par-dessous,

  • saisie à une main,

  • étranglement contrôlé.

Le travail est volontairement soft :

  • il s’agit d’élèves de 5e,

  • l’étranglement est une situation inconfortable,

  • les risques sont explicitement évoqués et maîtrisés.

L’objectif n’est pas la domination, mais la compréhension du principe.


Bilan

Le passage au cindai n’est pas évident.
Il oblige à ajuster les distances, les timings et les intentions. Mais il enrichit considérablement la compréhension de la self-défense.

Les élèves découvrent :

  • qu’un objet du quotidien peut devenir un outil de protection,

  • que la distance n’est jamais figée,

  • et qu’il existe toujours plusieurs réponses possibles à une même attaque.

Un cap important est franchi, et une nouvelle lecture du combat commence à s’installer.

Une arme redoutable du quotidien

Pour en savoir plus  

 

dimanche 11 janvier 2026

Épisode 10 – Mains nues, bâton et logique d’entrée : rester dedans malgré le froid

Reprise des entraînements de Silat Seni Gayong à Mauguio en janvier 2026, avec un travail orienté self-défense face à arme.

  Bonne année 2026! à vous!

Vous pouvez nous rejoindre à un tarif défiant toute concurrence, 60 euros pour les enfants et 100 euros pour les adultes! 

Se défendre contre un agresseur armé


 

 La veille des vacances de fin d’année, la météo s’est montrée peu clémente : un temps à ne pas mettre un eskrimador dehors. Résultat, le cours a été annulé. Le dojo étant prioritairement attribué aux collègues d’EPS, l’AS Silat — n’étant pas un enseignement obligatoire — a dû s’effacer.

On se retrouve donc ce lundi 5 janvier, cette fois bien au chaud dans le dojo. L’ambiance extérieure est frisquette, le soleil pâlot et le vent un peu trop mordant : les demoiselles ont pris leurs aises à l’intérieur et n’ont aucune envie d’aller tester leur résilience climatique. Sage décision.


Thème du jour : défense mains nues contre bâton

(ou, pour rester dans un langage institutionnel parfaitement assumé) :

« Développement des capacités de coordination, de gestion de l’opposition et de contrôle articulaire dans un contexte d’agression simulée, à travers des situations motrices sécurisées de défense à mains nues face à un outil d’impact contondant. »

Après un rapide retour sur les angles 1 et 2, nous abordons une situation simple mais fondamentale : un armé contre un défenseur à mains nues. Très vite, sous la pression, les élèves comprennent une chose essentielle : reculer n’est pas la solution. Il faut entrer.

Self-défense : travail contre bâton en Silat Seni Gayong 


Technique 1 – Entrée sur angle 1

Première entrée sur angle 1, avec l’équivalent d’un palis… mais à mains nues.
On laisse passer le bâton (un léger contact sur la cuisse n’est pas dramatique : c’est un bâton, pas une lame), puis :

  • passage derrière,

  • appui des avant-bras sur les épaules,

  • recherche du menton,

  • bascule de la tête vers l’arrière pour l’amenée au sol.

Si nécessaire, on ajoute une percussion dans le creux poplité.
La technique passe très naturellement, sans appréhension. Les 7 élèves jouent le jeu avec sérieux et engagement.


Technique 2 – Entrée sur angle 2

Deuxième acte : travail sur angle 2.
On évite la première frappe en angle 1 (abaissement du buste ou retrait), puis on entre sur le retour du bâton :

  • palis extérieur,

  • saisie du poignet armé,

  • clé articulaire coude–épaule,

  • amenée au sol vers l’avant,

  • contrôle au sol.

Une séquence fluide, logique, qui met en évidence l’importance du timing et de la continuité de l’action.


Technique 3 – Variante offensive sur angle 1

Retour sur un angle 1 plus dynamique :

  • entrée en avançant jambe droite,

  • main gauche en contrôle du bras armé,

  • percussion de la main droite,

  • tranchant sur la nuque,

  • bras gauche levé, pression sur la nuque vers le bas.

L’adversaire pivote et chute sur le dos.
Finalisation par :

  • contrôle du bras,

  • clé de coude sur le genou gauche.


Bilan de séance

45 minutes qui passent très vite, et trois techniques globalement mémorisées.
On n’est pas encore dans la maîtrise — et c’est normal. Rappel de la règle des 3M :

  • Mimétisme

  • Mémorisation

  • Maîtrise

Nous sommes clai09rement entre les deux premiers stades… et c’est déjà très bien.


À suivre

Pour la semaine prochaine, le programme est déjà posé :
👉 séance avec écharpe (cindai / sarong) contre stick.
Un nouvel outil, de nouvelles contraintes, et toujours la même logique martiale : adaptation, contrôle et efficacité. Ici

 👉 La séance précédente ici

 👉 plus d'infos sur le cindai ici

 

 Mise à jour, le 06/09/2026, mise en page aidée par IA, rédaction personnelle.

 

mardi 11 novembre 2025

Retour de stage : Kyusho Jitsu : Le Secret des Points Vitaux ! (2/2)

 Stage de Kyusho Jitsu à Mauguio : points vitaux et biomécanique appliquée


Retour sur un Stage Découverte en Kyusho Jitsu : L'Ingénierie Bio-Mécanique des Points Vitaux

C'est un retour de stage intense et enrichissant de découverte du Kyusho Jitsu, dirigé par Maître Claude GAUDON, 6e Dan de Kyusho Jitsu Académie et enseignant de l'école de Toreikan Budo (FFST). Venu des alentours de Perpignan, Claude nous a offert 4h30 d'ingénierie bio-mécanique appliquée.

🤝 Le Stage et les Participants

Pour cette rencontre, Claude n'était pas seul. Il était accompagné de trois assistants, dont Thomas (instructeur BSD), que j'avais déjà rencontré. Ils avaient participé en juin dernier au stage de fin d'année animé par Cigku Shaiful Hakim sur les techniques à la corde (Seni Talit) et les massages (Urut). Je m'étais promis de les faire venir à Mauguio pour un stage de Kyusho Jitsu, et c'est chose faite !

Claude a été formé par feu Maître BINDEL, le fondateur du Toreikan Budo, un style basé sur les arts martiaux japonais (mains nues, projections, armes et Kyusho Jitsu).

(Pour faciliter la lecture, je scinde cet article en deux parties. L'explication du Kyusho se trouve ici : -> partie 1 <-)

Les participants sont arrivés progressivement à la fin du cours enfants de Silat : des élèves du gelanggang (adolescents et adultes, confirmés et débutants), des pratiquants de Pencak Silat de Montpellier (Alexandre Pargade, style Gadjah Putih), du Krav Maga (Toulouse), ainsi que des non-pratiquants venus découvrir l'efficacité de ces techniques, 8 filles, la parité, comme souvent dans mon Gelanggang!.

L'équipe s'est installée devant trois grandes planches anatomiques affichant les méridiens, qui ont servi de points de référence tout au long de la journée. Un rapide rappel de ce qu'est le Kyusho, de ses applications et des types de points (à frapper, à frotter, à presser), ainsi que de la sensibilité plus ou moins forte des individus, a précédé le passage à la pratique.





 

☀️ Matinée : Les Méridiens de la Partie Haute du Corps

Nous nous sommes intéressés aux méridiens de la partie haute du corps. Le travail s'est fait en binôme, avec une rotation des partenaires pour nous faire comprendre que chaque corps est différent (localisation, ressenti...).

Frappes en Cycle et en Rafale

  • Point 1 (Coude/Avant-bras) : Le premier point, à proximité du coude sur la partie externe de l'avant-bras, crée une vive douleur à l'impact et provoque un tassement. Il peut servir à contrer une saisie.

  • Point 2 (Poignet) : Il est ensuite lié à un autre point que l'on écrase sur la partie externe du poignet pour accentuer le tassement.

  • Point 3 (Clavicule) : Enfin, nous avons exploré un point au niveau de la clavicule qui complète un "cycle de destruction" et permet des frappes dites "en rafales".

Et là, la surprise : ces points sont très proches de ceux que nous utilisons dans notre propre pratique. Certes, notre gestuelle est plus vague et notre localisation moins précise, mais la proximité est frappante.

Chaque point est disséqué et pratiqué avec la patience et la gentillesse de Claude et de ses assistants, particulièrement Thomas, qui m'a rappelé mon partenaire habituel de souffrances (Cigku Seb).

Pour poursuivre cette série, nous avons travaillé une frappe lourde en coup de poing marteau sur un point à proximité de la clavicule, qui a eu pour effet de bien ébranler le partenaire.

L'Approche Chirurgicale

Nous nous sommes ensuite intéressés à d'autres points au niveau de la face interne du biceps, avec des techniques très proches de nos gunting (frappes croisées) et des frappes en marteau et enclume pour accentuer l'impact.

J'ai pu glisser quelques observations à Claude ou Thomas, qui acquiesçaient ou m'apportaient leur précision chirurgicale. Ma pratique est plus technicienne, alors que la leur est celle des ingénieurs.

  • Point de Contrôle (Coude) : Nous avons exploité un point près du coude que l'on ajoute aux précédents pour un contrôle (frottement avec l'os de l'avant-bras ou les phalanges du poing), ou qui, si l'on ajoute une frappe sur la partie médiane du bras, crée une douleur intense.

Parfois les points sont faciles à trouver, parfois il faut tâtonner, pour le plus grand (dé)plaisir du partenaire... Mais voir des gens sourire en se faisant mal, c'est bien le monde des arts martiaux et des sports de combat !


Pause Déjeuner : Repas léger, car la suite nous attendait...

(N'ayant pas pris de notes, je ne peux vous restituer la nomenclature exacte des points "sollicités".)


🌙 Après-midi : Du Bas du Corps à la Tête

La suite s'est concentrée sur la partie basse du corps.

Cibles au Niveau des Jambes

  • Point Tibia : Un point sur le tibia (médian, intérieur sur l'avant) s'est révélé hyper utile dans un balayage. Il n'aide pas forcément à balayer, mais la douleur qui s'ajoute au mouvement ralentit fortement la reprise d'appui du partenaire. On l'active avec le talon ou le dessous du pied (il peut donc être masqué dans un balayage pied en "cuillère") ou peut aussi être "frotté" d'un mouvement descendant.

  • Point Cuisse (Genou) : Nous avons ajouté un point à l'intérieur de la cuisse, juste au-dessus du genou. Ce point peut être exploité en suivi de la frappe précédente, ce qui déstructure totalement l'adversaire.

  • Point Cuisse (Chasse) : Un autre point à l'intérieur de la cuisse (celui-là nous l'avions déjà travaillé) est efficace en coup de genou et "chasse" la jambe visée. Là encore, une possibilité de frappes en "rafale" est offerte.

Abdomen et Mâchoire

  • Abdomen : Au niveau de l'abdomen, deux points à proximité du nombril sont utilisés sur des frappes descendantes et "entrent" facilement, malgré la contraction des abdominaux.

  • Mâchoire : Pour finir, une frappe au niveau des côtés de la mâchoire, qui ébranle et rend les appuis "cotonneux".

✅ Conclusion et Remise en État

La journée s'est terminée par 30 minutes de "remise en état" (Kuatsu). Des explications ont été données sur le rôle du Kyusho (ébranler, ajouter de la douleur, limiter l'usage de la force brute, éventuellement le KO) et ses intérêts dans les pratiques martiales.

Ce fut un samedi vraiment enrichissant. Voir des gens qui se "torturent" toute une journée ressortir avec de grands sourires, c'est motivant !

L'accent n'a pas été mis sur les flux d'énergie, ni sur les "cycles de destruction", mais bien sur des aspects concrets et efficaces. Les stagiaires se sont montrés impliqués, curieux et attentifs.

Kyusho Jitsu et Silat : points vitaux et zones anatomiques vulnérables 

🧠 Mon Analyse : La Science derrière l'Intuition

De mon côté, j'ai réalisé que nous travaillons souvent nos frappes sur des zones proches de ces "points vitaux", c'est-à-dire des zones anatomiques vulnérables où plusieurs structures sensibles se rencontrent :

  • Jonctions neuro-musculaires (nerfs superficiels proches de l'os, par exemple nerf radial au-dessus du coude, ou nerf mandibulaire sous la mâchoire).

  • Endroits où un tendon s'insère près d'un os, donc difficile à amortir et très douloureux à la percussion ou à la compression.

  • Points de compression artérielle ou veineuse (ex. artère carotide, artère fémorale, etc.).

  • Transitions fascia / muscle / tendon, très réactives et souvent utilisées en kiné, shiatsu ou acupuncture comme zones d'accès au système neuro-musculaire.

Le Kyusho et les arts martiaux traditionnels ont codifié ces zones sensibles depuis des siècles, souvent sans le vocabulaire biomédical moderne. Aujourd'hui, on peut les relier à des structures anatomiques précises :

  • Les méridiens de la médecine chinoise correspondent grossièrement à des trajets de chaînes myofasciales ou de zones nerveuses.

  • Les effets de « neutralisation » ou de désorientation peuvent s'expliquer par la stimulation du système nerveux périphérique ou végétatif.

Ce stage a permis de mettre des mots et des noms sur des zones de frappe travaillées de manière intuitive, établissant une véritable "science" dans l'art de la guerre.

Merci à maître Claude GAUDON, ses assistants, les stagiaires. On se revoit certainement dans l'année. 
Une pensée pour Maître Bindel 


Ca a laissé des marques! 


 Pour la première partie de l'analyse du stage Ici 

Pour un compte rendu d'un autre stage Ici 

Un article sur l'évolution du corps humain et le combat mains nues Ici