vendredi 26 juin 2026

Passage de grades au Gelanggang Pendita Bunian

Passage de grades sous une chaleur extrême au Gelanggang Pendita Bunian

Ce samedi, malgré une chaleur écrasante, un passage de grades s’est déroulé au sein du :contentReference[oaicite:0]{index=0}. Les pratiquants ont fait preuve d’une forte détermination tout au long des évaluations.

Un événement marqué par l’endurance et la rigueur

Les conditions climatiques n’ont pas empêché les élèves de donner le meilleur d’eux-mêmes, illustrant la qualité du travail fourni durant l’année.

Ceintures noires débutants – groupes Chula

Chula 1

  • Quentin
  • Théa
  • Anaïs
  • Dario
  • Maëla

Chula 2

  • Coralie
  • Mila
  • Anaïs
  • Naomy
  • Darion
  • Coline
  • Maëla

Chula 3

  • Liam
  • Angel
  • Sarah

Chula 4

  • Noémie
  • Théa (la grande)
  • Alexis
  • Delphine
  • Maxime
  • Nada

Autres niveaux de progression

Ceintures blanches

  • Clémence
  • Cédric
  • Yasmine
  • Maelle
  • Zoé

Ceinture verte

  • Ewen

Une nouvelle ceinture noire 1er dan

Félicitations à Issiaka, qui obtient la ceinture noire 1er dan en Panglipur et Cimande, marquant une étape importante dans son parcours martial.

Bilan sur 10 ans de formation

Le travail réalisé sur la dernière décennie témoigne d’une progression solide et structurée :

  • 12 ceintures noires 1er dan formées
  • 3 ceintures noires 2e dan
  • 1 ceinture noire 3e dan

Un résultat qui reflète la continuité de l’enseignement et l’investissement des pratiquants comme des encadrants.

Conclusion

Ce passage de grades, réalisé dans des conditions exigeantes, confirme la progression constante des élèves et la solidité du travail pédagogique mené au sein du club.

vendredi 19 juin 2026

10 ans de Silat dans l’Hérault : découvrez le club Gelanggang Pendita Bunian (cours, stages, esprit martial)

Gelanggang Pendita Bunian : rapport d’activité 2025–2026 (10 ans de Silat Seni Gayong dans l’Hérault)

Passages de grades Silat Seni Gayong 2026 Mauguio club Gelanggang Pendita Bunian
Affiche des passages de grades 2026 du Gelanggang Pendita Bunian – Silat Seni Gayong à Mauguio (Hérault)

 

Depuis 10 ans, le Gelanggang Pendita Bunian développe la pratique du Silat Seni Gayong dans l’Hérault, entre Mauguio, Beaulieu et Saint-Aunès. Accessible à tous, enfants comme adultes, le club propose une approche complète mêlant art martial, culture et progression personnelle.


📍 Cours de Silat et Kali à Mauguio, Beaulieu et Saint-Aunès

MAUGUIO

  • Ado-Adultes : mercredi 14h–16h / samedi 10h30–12h30
  • Enfants : mercredi 13h30–14h30 / samedi 9h30–10h30
  • UNSS collège de l’Étang de l'Or : mardi 13h–13h50

BEAULIEU (gymnase E. Carrere)

  • Enfants : mardi 18h30–19h30
  • Adultes : mardi 19h30–21h
  • Silat/Kali : jeudi 19h–20h30 — suspendu faute d’instructeur

SAINT-AUNÈS (dojo centre associatif)

  • Enfants : jeudi 18h–19h — suspendu par manque d’inscrits
  • Ado-Adultes : jeudi 19h–20h30

🔄 Difficulté de circulation entre groupes hebdomadaires
📈 Le cours du samedi à Mauguio reste le plus porteur
📌 Une adhésion donne accès à 4 cours/semaine, selon disponibilité


🌟 Stages de Silat Seni Gayong et démonstrations 2025–2026

  • 06/09 : Participation aux forums des associations (Beaulieu, Saint-Aunès, Mauguio), stands et démonstrations
  • 14/09 : Participation à la fête indonésienne de Vendargues
  • 04/10 : Participation au stage de rentrée des AMSEA à Castelnau-le-Lez
  • 05/10 : Démonstration à la Foire Internationale de Marseille, grâce au Consulat Général d’Indonésie de Marseille
  • 08/11 : Organisation d’un stage découverte de Kyusho Jitsu à Mauguio, dirigé par Maître Claude Gaudon
  • 28/03 : Organisation d’un stage fédéral de découverte des AMSEA à Mauguio, dirigé par Cigku Shaiful Hakim (Silat Seni Gayong) et Guro Greg Silhol (Kali)
  • 29/03 : Organisation d’un stage de Silat Seni Gayong à Mauguio, dirigé par Cigku Shaiful Hakim
  • 23/05 : Participation en tant que spectateur aux Championnats de France de Kali
  • 20/06 : Passages de grades (club et fédéraux) + AG, Mauguio
  • Mai–juin : Intervention en périscolaire à l’école Jean Monnet de Mauguio

🔸 Tous les stages étaient gratuits pour les licenciés comme pour les participants extérieurs


 


👥 Effectifs du club et évolution des licenciés FFK

  • 52 licenciés FFK (dont 11 extérieurs)
  • Effectifs en baisse, attrition à surveiller (blessures, démotivation)
  • Mixité quasi parfaite, majorité d’adultes motivés

💶 Bilan financier de l’association arts martiaux (FFK)

  • Achats : tapis, armes, ceintures
  • Frais FFK : 250 € + 39 €/licence
  • Subventions : 250 € reçus (sur 500 € espérés)
  • Marge positive malgré la hausse des coûts, car les réserves pour le stage de Dian Nurdini n’ont pas été utilisées
  • Défraiement des déplacements en hausse
  • Depuis 3 ans, participation à une initiation/découverte du Silat Seni Gayong en périscolaire à l’école Jean Monnet de Mauguio (30 € la séance, soit 150 € cette année)

🥋 Bilan sportif Silat Seni Gayong et Kali

  • Pas de compétition
  • Un nouveau gradé : ceinture noire FFK
  • Bonne dynamique au collège (section Kali, 12 inscrits)

📢 Communication du club : blog et YouTube 

  • Blog : 14 500 visites (+3000)
  • YouTube : 2 100 vues (-300) 

👉 Likez, partagez, abonnez-vous :
Blog : gelanggangpenditabunian.blogspot.com
YouTube : vidéos en ligne Notre chaine ici


🔮 Prévisions saison 2026–2027 

  • Forums des associations dans 3 communes
  • Stage avec Cigku Hakim
  • Stage avec un expert indonésien
  • Objectifs : grades fédéraux 2ᵉ et 3ᵉ dan
  • Tarifs inchangés : 120 €/adulte – 80 €/enfant
  • Licence FFK offerte dès le 2ᵉ membre d’une même famille
  • Achat conseillé :
    • Baju (30 €)
    • Passeport fédéral (25 €)
    • Protections pieds/tibias et mitaines
  • Accent mis sur les pieds/poings (ateliers)

🙏 Remerciements & hommage

Une pensée pour ceux qui nous ont accompagnés et dont l’absence laisse un grand vide.

  • Mon épouse, qui me supporte depuis 30 ans
  • Tous les adhérents, instructeurs, amis, stagiaires, parents
  • Cigku Hakim, qui nous suit et répond aux questions
  • Les mairies de Mauguio, Saint-Aunès, Beaulieu
  • FFK et AMSA Saint-Aunès

💬 Conclusion – 10 ans du club Gelanggang Pendita Bunian

Cette 10ᵉ saison marque une étape symbolique dans la vie du Gelanggang Pendita Bunian. Elle confirme la capacité du club à durer, à s’adapter et à maintenir une activité régulière malgré un contexte parfois fluctuant.

Entre organisation de stages, participation aux événements locaux et maintien des cours sur plusieurs communes, le club poursuit son engagement dans la transmission du Silat Seni Gayong et des disciplines associées.

Si l’effectif montre des signes d’érosion, la qualité de l’implication, la fidélité du noyau actif et la diversité des actions menées témoignent d’une dynamique toujours vivante.

Cette année anniversaire rappelle surtout que la pérennité du club repose sur un équilibre entre exigence martiale, ouverture et engagement humain — des valeurs qui continueront de guider les saisons à venir. 

Envie d'en savoir plus sur les grades en Silat Seni Gayong -> ici 

En savoir plus sur le Silat Seni Gayong -> https://gelanggangpenditabunian.blogspot.com/2016/05/le-silat-seni-gayong-malaysia.html 

En voir un peu plus sur nos pratiques -> https://gelanggangpenditabunian.blogspot.com/2017/12/requis-pour-la-ceinture-blanche.html 

Affiche du stage de Kyusho Jitsu à Mauguio

 

jeudi 4 juin 2026

Grades en Silat Seni Gayong : bengkong, chula, jurulatih expliqués simplement

Grades en Silat Seni Gayong : bengkong, chula et jurulatih expliqués

Le Silat Seni Gayong possède un système de grades structuré basé sur les bengkong, les chula et les rôles d’instructeurs comme jurulatih. Dans cet article, découvrez comment fonctionne la progression dans cet art martial traditionnel, entre technique, discipline et transmission. 

 



Le système de grades en Silat Seni Gayong

Le Silat Seni Gayong est un art martial traditionnel qui organise la progression de ses pratiquants à travers différents niveaux appelés grades. Ces grades permettent d’évaluer les compétences techniques, la discipline et la compréhension du pratiquant.

Les bengkong : les premiers niveaux

Les bengkong représentent les premiers niveaux d’apprentissage dans le Silat Seni Gayong. Ils correspondent à une phase fondamentale où le pratiquant développe ses bases :

  • postures
  • déplacements
  • techniques de frappe
  • coordination

Chaque niveau de bengkong marque une progression dans la maîtrise des fondamentaux du silat.

Les chula : niveaux intermédiaires et avancés

Les chula représentent des niveaux plus avancés dans la pratique. Le pratiquant approfondit :

  • les enchaînements techniques
  • les applications martiales
  • le travail avec partenaire

À ce stade, la compréhension du silat devient plus stratégique et plus fluide.

Le rôle de jurulatih (instructeur)

Le jurulatih est un pratiquant avancé ayant acquis les compétences nécessaires pour enseigner. Ce rôle implique :

  • la transmission des techniques
  • l’encadrement des élèves
  • le respect des valeurs traditionnelles

Devenir jurulatih ne dépend pas seulement du niveau technique, mais aussi de l’attitude et de l’engagement. 


 

Conclusion : une progression complète dans le silat

Le système de grades en Silat Seni Gayong, basé sur les bengkong, les chula et les jurulatih, permet une progression complète du pratiquant. Il combine apprentissage technique, développement personnel et transmission d’un art martial traditionnel riche. 

Sur mon parcours : https://gelanggangpenditabunian.blogspot.com/2016/03/mon-parcours.html

Sur mon troisième dan Fédéral : https://gelanggangpenditabunian.blogspot.com/2022/01/un-deux-trois.html 

Sur le gayong : https://gelanggangpenditabunian.blogspot.com/2016/05/le-silat-seni-gayong-malaysia.html
 

 

lundi 25 mai 2026

Coupe de France de Kali Escrima 2026 – immersion dans les combats FFK (Levallois-Perret)

 La Coupe de France de kali eskrima 2026, organisée par la FFK, s’est tenue à Levallois-Perret les 23 et 24 mai. Cet événement rassemble des pratiquants venus de toute la France pour s’affronter en combat sportif, dans une discipline encore méconnue du grand public : le kali, art martial philippin basé sur le maniement des armes.

À travers cet article, je propose une immersion dans les combats de kali en compétition, avec un extrait vidéo et quelques observations sur le format sportif.

Coupe de France de Kali 2026 : Immersion, bruits de sticks et réflexions

De retour d'un week-end en famille à Paris, le hasard fait parfois bien les choses : ce samedi se tenait la Coupe de France de Kali. Une occasion trop belle pour la laisser passer. J'ai donc pu "abandonner" mon épouse le temps d’une matinée pour aller humer l'ambiance de la compétition.

L'événement coche toutes les cases classiques : un gymnase occupé par deux surfaces de combat, les tables d'arbitrage, la buvette, et des gradins bien remplis (principalement par les coachs, les familles et les compétiteurs eux-mêmes).

1. Duos techniques : Une piste à explorer ?

Suivant le timing, j'arrive pile au moment des duos techniques. Les démonstrations s'enchaînent : sticks, mains nues, lance, machette… Les styles et les prestations sont très hétérogènes.

En observant ce format, une réflexion me vient immédiatement :

Il y a dans ce schéma de compétition une réelle possibilité pour nous de nous exprimer via le pentas (équivalent des gandas en pencak c'est à dire des combats chorégraphiés, style bunkai en karaté, ou duo techniques de ju jitsu).

Ma condition ? Il me faudra relire attentivement le règlement de la compétition (exigences, critères d'évaluation, marge de liberté). Je n'ai pas forcément envie de lancer une préparation spécifique pour ce module. Utiliser et adapter ce que l’on sait déjà faire ? Oui. S'entraîner exclusivement pour ça ? Non. Le règlement initial étant basé sur les exigences des passages de grades, nous devrions pouvoir nous glisser naturellement dans ce schéma.

2. Combat sportif : Quand les sticks s'entrechoquent

Le programme s'enchaîne ensuite en simultané sur les deux surfaces de combat, alternant entre les seniors et les enfants.

  • Chez les enfants : Un joli engagement ! On notera tout de même une sur-représentation logique du club hôte parmi les compétiteurs.

  • Chez les adultes : Malgré quelques temps morts et de légers tâtonnements dans l'organisation, les combats s'avèrent très engagés. Le bruit des bâtons sécurisés change radicalement d'un tapis à l'autre : chez les grands, ça cogne dur ! 

    Voici un extrait de combat de kali sportif filmé lors de la compétition :




     

Côté équipement et règles

L'équipement varie selon les catégories : casques typés self-défense, plastrons (parfois optionnels chez les enfants), gants de hockey, et protections de jambes ou de coudes plus ou moins présentes.

Visuellement, le format est strict : les saisies et le corps-à-corps ne sont pas autorisés. Autre subtilité intéressante : de multiples pertes de bâton entraînent la défaite. Le vainqueur est désigné aux drapeaux par trois juges, à l'issue de 3 rounds si nécessaire. (Pour les curieux, vous pouvez consulter le ICI).

Vers la technologie : Le système "Tolpar"

Avant de devoir filer, j'ai aperçu la préparation d'une surface de combat dédiée au "Tolpar". Il s'agit d'un système de comptage automatique des touches, similaire à ce qui se fait déjà en taekwondo ou en escrime. Dommage, je n'ai pas pu rester l'après-midi pour voir la version "Élite" qui promettait d'être explosive au vu des combats "sportifs" du matin !

3. Rencontres fortuites et avenir des AMSEA

Au-delà des tapis, ce déplacement a été riche en échanges :

  • Didier Garcia : J'ai pu discuter avec lui de l'avenir et des différents projets autour des AMSEA (Arts Martiaux du Sud-Est Asiatique).

  • Michel Rozzi : Le hasard fait définitivement bien les choses. Je l'ai croisé non pas au gymnase, mais dans la rue sur le trajet du retour ! Une rencontre toujours aussi agréable. Nous avons échangé sur le format de la compétition, l'intérêt de ces événements et une éventuelle participation aux Opens de la saison à venir.

Un bilan positif mais un entre-soi persistant

Ce fut un moment vraiment intéressant, imprévu et très riche.

Cette Coupe de France et ses déclinaisons locales (les Opens) s'ajoutent intelligemment aux stages proposés par la fédération. Ils offrent des opportunités de rencontre et une belle exposition pour la discipline. Cependant, le constat reste le même : cela se joue encore trop souvent dans un cadre de public "averti", déjà sensibilisé aux AMSEA. Le défi reste d'ouvrir ces frontières !


 Le kali eskrima est un art martial philippin en plein développement en France, notamment grâce aux compétitions organisées par la FFK. Le format combat permet de mettre en valeur la rapidité, la précision et la gestion de distance propres à cette discipline.

### Qu’est-ce que le kali eskrima ?
Le kali eskrima est un art martial philippin basé sur le combat avec armes (bâton, couteau) et à mains nues.

### Le kali existe-t-il en compétition ?
Oui, en France notamment avec la FFK qui propose un format de combat sportif encadré.

### Où voir des combats de kali ?
Lors de compétitions nationales comme la Coupe de France ou via des vidéos en ligne. 

dimanche 19 avril 2026

L'influence des vignerons sur les armes du pencak silat.

 Dans les arts martiaux du Sud Est Asiatique, l’évolution des armes est liée aux pratiques locales et aux contextes culturels. L’influence des vignerons sur certains outils et armes offre un éclairage intéressant sur ces interactions.

Petite sortie en amoureux à Sommières

Petite sortie en amoureux ce samedi après-midi à Sommières, charmante bourgade médiévale du Gard.

Un marché aux puces, un stand de vieux outils agricoles… et je ne sais pas pour vous, mais moi, avec ma pratique (et je dois pas être le seul, enfin j'espère…), je vois dans tous ces outils des armes en puissance. On en imagine avec un manche plus long devenir armes d'Hast... Quelques manipulations, essais divers, un joli crochet à foin, un pic à glace, un outil de débardeur ressemblant à un harpon....


Et là !
Au milieu des ciseaux à bois, serpes à vigne, hachettes… Mon regard accroche un outil…

Sur la photo, vous le voyez aussi ?
Non pas les faucilles, ni les serpes. Le petit truc à manche rouge…

Depuis tout ce temps, on nous aurait menti…
On croivez savoir… Complot ?

Il était là… Tout beau, tout mignon…

Je le prends, le soupèse et le fais jouer directement dans la main. Le brocanteur m'observe… l'anneau glisse tout seul, un peu fin, mais joli équilibre et joli profil.
Il me dit que c'est une serpette de vendange et qu'il ne pense pas qu'on s'en sert de la même façon que moi.

Je lui explique ma passion pour les arts martiaux et ma pratique de plus de 30 ans, et lui dis que cet objet agricole est très proche d'une arme typique du Silat.

Ça y est, vous l'avez ? Sur la photo ?
L'anneau, la lame…

Un kerambit… enfin une serpette de vendange…

Je lui explique ce qu'est un kerambit, petite photo sur le net.
Il me dit qu'effectivement, manipulé comme je le fais, cet outil devient fantastiquement létal.

Je craque.
Je veux l'acheter… mais il ne prend que du liquide…


Pause gourmande et retour au stand

Avec madame, nous allons dans Sommières : retrait de liquide, "petite" glace excellente chez les Frérots Givrés!

Madame part de son côté explorer les deux rues piétonnes de la ville, pendant que je retourne au stand du brocanteur.


Et là! Deuxième trouvaille

Je règle, et il me dit :
« Vous avez vu mon autre table ? »

Wow… encore des bijoux d'outils : beaucoup d'outils de mesure, des marteaux… et… une cisaille à bétel…

Heu… petit souci : j'ai grillé mon billet, et je dois attendre madame.

Pourquoi la cisaille à bétel ?
Pour nous, en Gayong, elle a une symbolique particulière, car c'est le nom d'une de nos clés : Kacip Emas. Bon, celle-ci n'est pas en or mais en fer, donc Kacip Besi.
Cette clé existe aussi en Small Circle Ju Jitsu, mais son nom m'échappe.


Retour avec les trésors

Donc, je retrouve ma chère et tendre, et elle me fournit de quoi payer cet objet « mythique ».


Réflexion autour du kerambit

Revenons-en au kerambit (serpe à vendanger).

De quoi relancer le débat sur l'origine agricole du Kerambit. Mais je ne savais vraiment pas qu'il y avait eu des colons vignerons en Nusantara…
Une piste à creuser.

Le débat reste ouvert.
À moins que ma version vigneronne ne soit la bonne. 

Rédigé par moi, mise en page assistée par le Chat. 

samedi 11 avril 2026

Épisode 14 – S’adapter, improviser… et continuer d’avancer

Dans les arts martiaux du Sud Est Asiatique comme le kali eskrima ou le silat, la capacité d’adaptation et l’improvisation occupent une place centrale dans la pratique. Entre cadre technique et situations réelles, ces notions prennent tout leur sens. 

Mardi : dérive contrôlée

À l’AS Kali, le cours a pris une direction un peu inattendue.
Nous sommes partis sur des elakan parang (esquives face à la machette), en utilisant les sticks de Kali, pour finir… au sol avec des gunting (ciseaux) simples.

Cette transition s’est faite assez naturellement, à partir d’un elakan particulier :

  • descente sur les fesses pour passer sous une pique adverse (un peu comme au tir, quand il faut gagner quelques centimètres pour être dans l’axe),
  • passage sous l’attaque,
  • ciseau des jambes pour écarter celles de l’adversaire,
  • poussée avec la main libre pour finaliser.

Une logique de mouvement qui a guidé toute la séance.


Ados & clubs : allonger et adapter

Beaulieu (ados)

Travail autour des coups de pied et coups de genou, avec une idée simple :
👉 gagner en amplitude (longueur, hauteur).

Pas de cours adultes cette semaine :
fatigue et petits bobos cumulés.

Mauguio (mercredi)

Même trame que Beaulieu, avec en plus :

  • intégration des ciseaux vus en Kali

Saint-Aunès (jeudi)

On reprend la même base (trois publics, trois adaptations), avec en complément :

  • travail des coudes
  • frappes en rafale


Samedi : de la page blanche… à l’inspiration

Vendredi soir : panne totale d’inspiration.
Plusieurs semaines de révisions de grade… et un début de saturation.

Puis au réveil : bingo.


Cours enfants : travail à l’éventail

On sort les éventails.

Objectifs :

  • apprendre à les déployer,
  • découvrir une logique de frappe simple.

Les 5 frappes de base

  1. Piquée au corps
  2. Circulaire
  3. Pique latérale (vers la gorge)
  4. Remontante (type uppercut)
  5. Descendante avec le punyo (sommet du crâne)

On précise le rôle de la main non armée, puis on enrichit :

  • Sur les frappes 1-2-4 : ajout d’une ouverture
  • Sur la 3 : récupération à deux mains, coup de genou, projection

Puis :

  • travail d’étranglement (contrôlé),
  • défenses sur saisies avec l’éventail

Cours grands : du coude au kerambit

Le déclic vient d’une phrase de Cigku Shaiful Hakim :

« Le kerambit, c’est siku (le coude). »

On démarre donc par :

  • Asas siku (10 frappes de coude)

Puis :

  • passage au kerambit
  • elakan de base mais avec l'appui du kerambit main gauche
  • enchaînements de frappes
  • amenées au sol 
  • Finalisation 

Pour finir :
👉 Anak Harimau 1 à 40 en double kerambit
De quoi bien solliciter les neurones et confirmer l'aspect boucherie de cette petite lame.


Deux heures passées très vite.

Malgré la fatigue et un départ compliqué côté inspiration, le groupe a répondu présent.
On avance, séance après séance, sur des points essentiels :

  • gestion de son arme
  • gestion de celle de l’autre
  • placement du corps
  • identification des cibles

👉 Même dans les semaines “creuses”, le travail continue.

samedi 4 avril 2026

Stage : Des triangles, des animaux et des Hommes (et femmes, ou Femmes et Hommes, enfin nous)

 


Un week-end entre technique, culture et partage

Les 28 et 29 mars, se tenait au gelanggang de Mauguio un stage fédéral de découverte des AMSEA (Arts Martiaux du Sud-Est Asiatique), organisé dans le cadre de la journée nationale dédiée à ces disciplines.

👉 Plusieurs villes en France accueillaient simultanément ces stages gratuits :
Levallois-Perret, Lyon, Mauguio, Sainte-Maxime, Terrasson, Toul.

Nous avons eu la chance d’accueillir :

  • Cigku Shaiful Hakim pour le pencak silat
  • Guro Greg Silhol pour le kali



🔥 Un week-end riche en pratiques

▶️ Samedi : les bases… et déjà du concret

Travail autour des animaux du Silat Seni Gayong :
🐊 crocodile
🦅 aigle
🐅 tigre

➡️ Derrière ces formes, des applications martiales très concrètes, où chaque mouvement prend tout son sens.

Les échauffements, basés sur :

  • le tari (danse)
  • les jurus (enchaînements codifiés)

…montrent bien cette logique :

👉 ce qui semble esthétique devient, avec la pratique, une vraie boîte à outils martiale.

On y retrouve :

  • les bunga (la “fleur” – le mouvement)
  • les buah (le “fruit” – l’application)


▶️ Dimanche matin : self-défense et échanges

Place au stage fédéral autour de la self-défense.

👥 Une trentaine de participants :

  • tous niveaux
  • disciplines variées : kali, karaté (shotokan, contact), Qwan Ki Do, différents styles de silat…

Deux ateliers de 90 minutes :

🥊 En Silat Seni Gayong

  • travail à mains nues
  • techniques percutantes
  • efficacité… et douleurs 😅

👉 (testé personnellement en tant que plastron…)

🥢 En Kali

  • départ avec arme (stick)
  • travail des angles, déplacements, triangles
  • progression vers : couteau → mains nues

▶️ Dimanche après-midi : le Tomoi

Retour à un cadre plus “club”, ouvert aux extérieurs.

Découverte du Tomoi (boxe du silat) :

👉 Une forte proximité avec la boxe thaïlandaise :

  • assauts libres
  • coudes
  • esquives
  • défenses

🧠 Au-delà de la technique : une immersion culturelle

Ce week-end ne s’est pas limité à la pratique.

🗣️ Un long échange avec Cigku Shaiful Hakim nous a permis d’aborder :

  • sa formation en Malaisie
  • ses rencontres avec des maîtres aujourd’hui disparus
  • l’importance de la transmission

👉 On dépasse ici la simple self-défense (bela diri) pour entrer dans l’Ilmu :

une approche globale mêlant savoir, culture et philosophie.


🤝 Une expérience humaine avant tout

Ce stage, c’est aussi :

✔️ des pratiquants d’horizons différents
✔️ des échanges riches
✔️ une ambiance bienveillante… même quand ça pique 😄


👉 Pas de compétition, mais de la complémentarité.

Nous parlons tous le même langage :
celui du corps et des armes.

Mais chacun a ses nuances…
et parfois, l’autre nous apporte :

  • du vocabulaire
  • une autre “grammaire”
  • une nouvelle manière de s’exprimer

➡️ Et c’est ce qui nous enrichit.

💡 Le savoir est la seule chose qui, lorsqu’on le partage, ne nous appauvrit pas, mais grandit chez l’autre.

 


🙏 J'ai aussi eu l'honneur de remettre, accompagné de Cigku Shaiful Hakim, à Alexandre Pargade officiellement son diplôme de 1° dan FFK (qui a été obtenu haut la main, car il a largement le niveau, instructeur en Gadjah Putih, Avec une grosse pensée pour feu Kang deden Effendi) ainsi qu'à Christophe Humbert formé chez nous en Silat Seni Gayong (il avait déjà quelques années de pratique en kung fu et ju jitsu). Encore bravo à eux. On attend le retour de Jérôme pour lui remettre son diplôme.
 


🍛 Une immersion… jusque dans l’assiette

Merci au traiteur Meis pour cette découverte de la cuisine indonésienne,
qui a parfaitement accompagné le week-end 🙏

Sate Ayam Nasi Kacang



🙏 Remerciements

Un grand merci à :

  • Cigku Shaiful Hakim 🙏
    pour sa bienveillance, son expertise et son accompagnement toute l’année
  • Guro Greg Silhol
    pour la précision et la richesse de son enseignement
  • Tous les stagiaires (enfants, ados, adultes)
    du club et d’ailleurs
  • La FFK et Didier Garcia
    pour leur confiance dans l’organisation 
  • Jacky du Dragon Rouge de Lunel, pour son rôle de stagiaire et son accompagnement.
  • La municipalité de Mauguio
    pour le prêt des salles
  • Et bien sûr… mon voisin DJ Plomberie 🛠️
    pour son intervention de dernière minute face à une fuite récalcitrante

👉 (Fuite qui aura quand même réussi à :

  • écourter le cours du samedi matin
  • et me blesser la veille… en pleine reconversion improvisée de plombier 😅)

❌ Mention spéciale inverse à certains conseils douteux de Mr Bricolage Lunel et à sa vanne non étanche…
➡️ vive la pâte à joint et la filasse !


🧾 Bilan

✨ Un week-end :

  • riche en rencontres
  • dense en apprentissages
  • fort en découvertes

👉 Une belle illustration de :

  • la proximité entre les AMSEA
  • mais aussi de leurs spécificités

Et surtout…

✔️ le plaisir de voir chacun :

  • découvrir
  • progresser
  • s’approprier la pratique




 

Merci au Chat pour la mise en page 

dimanche 8 février 2026

Épisode 13 – Retour aux fondamentaux pour retrouver le flow

 


Cette semaine, le groupe était plus nombreux… et cela a changé la dynamique du cours.
Certain·es élèves ayant testé les sticks la semaine précédente se sont pris·es au jeu, entraînant dans leur sillage quatre nouvelles recrues : trois garçons et une fille. Résultat : passage de 8 à 12 élèves, et une évidence pédagogique qui s’impose d’elle-même — retour en arrière indispensable.

Avant d’aller plus loin, il fallait reconstruire une base commune solide pour que tout le monde puisse travailler ensemble, sans confusion ni frustration.


Reprise des bases : angles et coordination

Le cours a donc repris sur les angles 1 et 2, d’abord en solo, puis avec partenaire.
L’objectif : retrouver des trajectoires propres, une posture stable et un rythme commun.

Deux types de frappes ont été travaillés :

  • Frappes traversantes

  • Frappes rebondissantes, appelées en Arnis redondo

Cette alternance permet de développer à la fois la continuité du mouvement et la capacité à changer d’intention dans la frappe.


Ouverture sur les angles 6 et 7

Les angles 6 et 7 ont ensuite été intégrés, également en miroir avec le partenaire.

Un drill progressif a été mis en place :

  • Enchaînement 1 – 2 – 6 – 7 en frappes traversantes

  • Puis introduction des frappes rebondissantes :

    • Angle 1 rebondit puis traverse

    • Angles 2 – 6 – 7 traversants

    • Puis variations : 1–2 rebondissent puis traversent, 6–7 traversent

À chaque cycle, une frappe rebondissante supplémentaire est ajoutée, avant de décompter les frappes :

  • par 1

  • puis par 2

  • puis par 3

  • puis par 4

On revient ensuite à quatre frappes traversantes, le partenaire travaillant en miroir, renforçant coordination et écoute.


Blocages et recherche du flow

Une fois les bases posées, place au travail de défense :

  • Angle 1 → roof block → réponse angle 1,
    puis le partenaire enchaîne à son tour.
    L’objectif ici est clair : chercher le flow, pas la vitesse.

Enfin, la séance s’est conclue par une séquence plus technique :

  • Angle 1

  • Classic block

  • Check par-dessus

  • Passage du punyo par-dessous pour une clé de pouce

     


samedi 7 février 2026

Douleur, démonstrations spectaculaires et conditionnement

Conditionnement en arts martiaux : ce qu’on voit, ce qui marche et pour qui

Que vaut réellement le conditionnement en arts martiaux ? Entre démonstrations impressionnantes, réalité physiologique et pratique durable, il est essentiel de comprendre ce qui se cache derrière ces images souvent spectaculaires.

Conditionnement en arts martiaux silat debus résistance douleur

 

Ce qu’on voit, ce qui marche, et pour qui

Si on traîne un peu sur internet ou dans certains cercles martiaux, on tombe vite sur les mêmes images : des types qui encaissent des coups monstrueux dans les parties, d’autres qui brisent des barres d’acier avec l'abdomen, ou des pratiquants de Silat dont la peau semble ignorer le tranchant d'une lame. Impressionnant, parfois dérangeant, ce spectacle est souvent présenté comme la preuve ultime d’un corps « conditionné ». Mais que montrent réellement ces images ?

Ce que l'image dit… et ce qu'elle cache

La première chose à comprendre, c’est que voir quelqu’un encaisser ou briser un objet ne nous dit rien sur le processus qui le lui permet. Plusieurs facteurs invisibles entrent en jeu : préparation mentale, contrôle respiratoire, timing précis, ou encore alignement postural. Parfois, il s’agit même d’une démonstration soigneusement mise en scène.

Ce qu’on voit à l’écran, c’est le résultat, jamais les dégâts éventuels à long terme. Surtout, ces images entretiennent une confusion dangereuse : résister à la douleur ne signifie pas être protégé des dommages.

La douleur : un signal neurologique modulable

D’un point de vue scientifique, la douleur n’est pas un capteur objectif de dégâts physiques. C’est un signal interprété par le système nerveux, influencé par l’attention, l’émotion, le contexte et l’expérience passée. C’est pour cette raison qu’un coup attendu "fait" souvent moins mal qu’un coup surprise, ou qu’un athlète blessé peut continuer à agir dans le feu de l’action.

Le conditionnement joue précisément sur ce levier : il modifie la réponse du système nerveux au stimulus par un phénomène de neuroplasticité, mais il ne change pas la nature physique du choc lui-même.

Le vrai rôle du conditionnement : ne plus paniquer

Dans une approche sobre et fonctionnelle, le conditionnement sert avant tout à réduire la réaction réflexe face à l’impact. Le but est d’éviter la crispation immédiate pour maintenir sa posture, sa garde et son intention malgré le choc.

On n’entraîne pas le corps à « ne plus sentir », on l’entraîne à rester acteur de la situation.

L'exposition contrôlée améliore la gestion du stress et l’habituation sensorielle, mais elle ne fabrique pas d’invulnérabilité. On apprend au cerveau à ne plus classer l'impact comme une "menace mortelle", permettant de rester lucide là où d'autres sombreraient dans la panique.

Entre tradition et illusion : le cas des Debus

Dans le Pencak Silat, cette recherche atteint son paroxysme avec les pratiques de Debus. Ces démonstrations d’invulnérabilité — lames qui ne coupent pas, corps qui résistent au feu — se situent à la croisée des chemins :

  • La réalité psychophysiologique : Une concentration extrême permettant de modifier la perception sensorielle et de limiter les réactions inflammatoires.
  • L'aspect culturel et spirituel : Ces rituels visent souvent à démontrer une force intérieure ou une protection particulière.
  • Le spectacle : Il arrive aussi que la crédulité soit sollicitée par des artifices (angles de coupe, préparation de la peau), transformant la prouesse martiale en pur divertissement.

La Transe et l'état d'Amok

Plus profond encore est l'état d'Amok. Cette transe guerrière, historiquement ancrée dans le monde malais, illustre ce que le mental peut imposer au physique. Porté par une forme de certitude intérieure — parfois vécue comme une protection divine ou une déconnexion du "soi" — le pratiquant devient capable d'ignorer des blessures qui stopperaient n'importe quel être humain.

C'est le stade ultime de la modulation de la douleur : le système nerveux est si saturé par l'intention et la transe que le signal d'alarme du corps est totalement court-circuité. Mais attention : si l'esprit ne sent plus la blessure, le corps, lui, continue de la subir.

L’illusion de l’endurcissement et ses risques

Le danger survient quand on recherche volontairement le traumatisme physique pour "durcir" la structure. Créer des micro-lésions répétées pour provoquer un tissu cicatriciel est biologiquement risqué. Le tissu cicatriciel est moins élastique, moins bien irrigué et souvent plus fragile sous certaines contraintes.

Le corps s’adapte, certes, mais il s’use aussi. La capacité d'encaissement d'aujourd'hui ne dit rien de l’état des articulations, des nerfs ou des cartilages dans vingt ans. Le cartilage, peu vascularisé, ne pardonne pas les excès de zèle.

Conclusion pour le pratiquant durable

Pour la majorité d'entre nous, dont l'objectif est de se défendre, de progresser techniquement et de préserver son corps, le conditionnement utile doit rester simple :

  • Exposition progressive (habituation)
  • Contrôle du stress par la respiration
  • Maintien de la qualité du mouvement sous impact
  • Respect strict des signaux d’alerte

Le reste appartient à l’histoire, à la tradition rituelle ou à la performance. Pour la pratique quotidienne, ne cherchez pas à fabriquer des corps invincibles, mais des esprits capables de rester lucides quand le combat s'intensifie.


Questions fréquentes

Le conditionnement rend-il insensible à la douleur ?
Non, il modifie la perception de la douleur mais ne protège pas des dommages physiques.

Le conditionnement est-il nécessaire en arts martiaux ?
Oui, dans une approche progressive et contrôlée, il aide à mieux gérer le stress et l’impact.

Les démonstrations de type Debus sont-elles réelles ?
Elles combinent réalité physiologique, aspects culturels et parfois mise en scène.


Pour aller plus loin :

Rédigé par Bibi, mis en page et illustré par LeChat

jeudi 22 janvier 2026

Épisodes 11 & 12 – Le passage au cindai : quand l’arme oblige à repenser le cadre

 

Après dix séances structurées autour du bâton et des défenses à mains nues, les épisodes 11 et 12 ont marqué un changement important : le passage au cindai.
Écharpe, sarong à proprement parler, ou même tote bag improvisé, on entre ici dans le domaine des armes flexibles — et ce changement n’est pas anodin.

Car si l’outil change, la logique de travail doit évoluer elle aussi.


Cindai et self-défense : poser le cadre

Avant même de manipuler l’outil, un temps a été nécessaire pour définir les notions de self-défense et de légitime défense.

Le sarong a une particularité essentielle :
👉 il peut être porté.
Sous forme d’écharpe, il fait partie de l’environnement quotidien et peut donc, le cas échéant, devenir un outil de protection ou de neutralisation.

Cette réalité oblige à réfléchir :

  • à l’intention,

  • au contexte,

  • et à la proportion de la réponse.

Le cindai n’est pas un jouet, ni une arme “offensive” par nature. Il est un outil adaptable, dont l’usage dépend de la distance, de la menace et de la situation.


Un changement de paradigme

Avec le cindai, deux logiques coexistent :

  • Gérer la distance par le fouetté, en restant à l’extérieur ;

  • Entrer dans l’attaque, comme dans certaines défenses mains nues contre stick de Kali.

Cette dualité ouvre une nouvelle vision du combat pour les élèves, qui doivent accepter que ce qui fonctionnait avec une arme rigide doit parfois être ajusté, voire abandonné.


Épisode 11 – Prise en main et fondamentaux

La séance 11 est consacrée à la prise en main de l’outil.

  • Une main engagée jusqu’au poignet dans la boucle de l’écharpe pliée en deux ;

  • L’autre main tenant l’extrémité libre.

Travail en fouetté

Première phase : utilisation fouettée du sarong.
Les cibles sont progressives :

  • une main,

  • les deux mains,

  • une main avancée puis le genou.

Ce travail impose :

  • de réarmer correctement,

  • de changer les distances,

  • et d’accepter un tempo différent de celui du bâton.

Absorber ou repousser

Le cindai est ensuite utilisé pour :

  • absorber une attaque,

  • ou la repousser, selon la tension appliquée.

Les élèves découvrent que la souplesse de l’arme n’est pas une faiblesse, mais une caractéristique à exploiter.

Réponse à l’attaque en couronne

Sur une attaque en couronne :

  • on repousse l’attaque vers le haut,

  • on avance,

  • on ajuste la longueur du cindai,

  • capture de la tête par le dessus,

  • traction,

  • coup de genou direct.

Une séquence simple, efficace, et très parlante pour le groupe.


Épisode 12 – Contres sur angle 1

La séance 12 se concentre sur trois techniques de contre face à une attaque en angle 1 (circulaire descendant).

Technique 1 – Travail à distance

  • Décalage intérieur,

  • fouetté du cindai sur la main armée (angle 1),

  • retour en fouetté au corps (angle 4),

  • remontée en fouetté au visage.

Une chaîne fluide qui illustre parfaitement l’intérêt de l’arme flexible à distance.

Techniques 2 et 3 – Entrée et contrôle

Les deux techniques suivantes reposent sur une entrée franche :

  • entrée sur angle 1,

  • parade du bras armé avec le bras gauche,

  • percussion de la main droite,

  • passage du cindai par-dessus ou par-dessous,

  • saisie à une main,

  • étranglement contrôlé.

Le travail est volontairement soft :

  • il s’agit d’élèves de 5e,

  • l’étranglement est une situation inconfortable,

  • les risques sont explicitement évoqués et maîtrisés.

L’objectif n’est pas la domination, mais la compréhension du principe.


Bilan

Le passage au cindai n’est pas évident.
Il oblige à ajuster les distances, les timings et les intentions. Mais il enrichit considérablement la compréhension de la self-défense.

Les élèves découvrent :

  • qu’un objet du quotidien peut devenir un outil de protection,

  • que la distance n’est jamais figée,

  • et qu’il existe toujours plusieurs réponses possibles à une même attaque.

Un cap important est franchi, et une nouvelle lecture du combat commence à s’installer.