Assemblée Générale du Comité Départemental de l'Hérault de la FFK : Retours et Perspectives
Ce samedi, j'ai assisté à l'Assemblée Générale du Comité Départemental de l'Hérault de la Fédération Française de Karaté (FFK), qui s’est tenue à la Maison Départementale des Sports. Une trentaine de participants étaient présents, principalement des pratiquants et représentants de clubs de karaté, wushu, krav-maga, maisj 'étais, une fois de plus, seule à représenter les AMSEA.
Un début solennel
La réunion a commencé par une minute de silence en hommage au président de la Ligue, décédé cette semaine.
Des chiffres préoccupants
L'un des points clés de cette assemblée a été le bilan des licences : une baisse de 25 % par rapport à l'an passé à la même période. Plusieurs facteurs expliquent cette chute :
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L’essor des arts martiaux mixtes (MMA) et des sports de contact qui attirent de plus en plus de jeunes, les pratiques uniquement axées sur la self defense
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L'engouement pour les salles de fitness, qui proposent des alternatives aux arts martiaux plus traditionnels
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Les réformes récentes du Pass’Sport, moins favorables
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La hausse du coût de la licence fédérale, qui est passée de 37 à 39 €
Certains évoquent aussi un désintérêt croissant pour les arts martiaux traditionnels, souvent perçus comme moins « immédiats » que les sports plus populaires. Cela soulève la question de la manière dont nous pouvons adapter nos pratiques aux attentes du public sans trahir nos valeurs et traditions.
Bilan sportif et nouvelles règles
Les bilans sportif et financier ont été présentés. En dépit des difficultés, il y a une certaine stabilité, bien que la situation soit tendue. Parmi les nouveautés, on a abordé des changements réglementaires concernant les compétitions de karaté. Par exemple, chez les poussins, la demande de réalisation d’un kata a été remplacée par une « expression technique ». Cette nouvelle approche pourrait offrir une opportunité intéressante pour des disciplines comme le Bébé Tigre, à condition de se conformer à l’exigence de porter un kimono blanc. À explorer !
Célébration des performances
Un moment de la rencontre a été consacré à la remise des récompenses aux licenciés qui se sont distingués au niveau national.
Le pot de l'amitié et les échanges informels
Après la partie formelle de l’assemblée, le traditionnel pot de l’amitié a permis de poursuivre les échanges dans une ambiance plus détendue. Malheureusement, aucun projet spécifique n'a été évoqué, ce qui est un peu regrettable. En tant que représentant AMSEA, j'espère pouvoir faire avancer les choses cette année et intégrer une nouvelle fois, pourquoi pas, un stage d'AMV (Arts Martiaux Vietnamiens) au sein de cette dynamique.
Retour sur le Cours du Samedi avec Cigku Seb
Parallèlement à l’assemblée, Cigku Seb a dirigé un cours pour les enfants et, surtout, un cours pour les adultes, avec une mission particulière : intégrer le kerambit dans les asas elakan, les techniques de défense et d’attaque propres aux arts martiaux du Sud-Est asiatique, tout en ajoutant une pratique du double kerambit dans le cadre du Bébé Tigre.
D’après son retour, la session a été un franc succès, avec des élèves motivés et créatifs. Le kerambit, ce petit couteau courbé avec un anneau, s'est révélé être un excellent outil pour travailler ces techniques de manière fluide et efficace. Cette expérience montre l’importance de l’innovation et de l’adaptation dans nos pratiques, même lorsqu’elles sont enracinées dans des traditions anciennes.
Conclusion
L’assemblée générale a permis de faire un état des lieux réaliste mais lucide des arts martiaux dans l’Hérault. La baisse des licences et la concurrence croissante des autres disciplines restent des défis importants, mais il existe des pistes à explorer : adapter les compétitions, intégrer des éléments comme le kerambit, ou encore repenser l’offre pour rendre les arts martiaux plus accessibles et attrayants pour un public plus large.
Reste à voir comment ces défis seront relevés et quelle place le
Gelanggang pourra y prendre. J'espère pouvoir vous tenir informés des
évolutions à venir, et pourquoi pas, participer à un projet qui redonne
un peu de visibilité aux arts martiaux traditionnels du Sud-Est
asiatique.

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