Voici le neuvième article d'une série largement inspirée de ma traduction personnelle du livre de Sheikh Shamsuddin, « The Malay Art of Self Defense » (2005). Ces notes de lecture pourront être complétées au gré de mes prochaines études et découvertes.
Dans le système du Silat Gayong, on considère traditionnellement qu’il existe deux formes distinctes : la forme souple et la forme dure.
La forme souple : Le Bunga (La Fleur)
La forme souple est associée à la fleur (Bunga), au Kembangan ou encore au Tapak Sembah (les pas de salutation et de présentation).
Le Gayong utilise ces deux facettes, mais la forme souple est principalement mise en valeur lors des démonstrations publiques ou des salutations officielles. Sous ses airs esthétiques, le Bunga cache en réalité des mouvements de combat réels, subtilement combinés entre eux par des pas de danse traditionnels. Chaque danse possède sa propre histoire et s'ancre dans une tradition profonde.
La forme dure : Le Buah (Le Fruit)
La forme dure est quant à elle associée au fruit (Buah) et peut être appelée Tapak Hulubalang (les pas du guerrier). C'est le cœur applicatif et combatif de la discipline.
Clés articulaires et attaques du tigre (Serangan Harimau)
Pour neutraliser un adversaire, le style Gayong utilise une combinaison de percussions, de saisies et de clés articulaires complexes.
Les clés de verrouillage (Kunci Mati) illustrent parfaitement le principe d’économie d'action propre au Gayong : pourquoi gaspiller de l'énergie quand vous pouvez saisir, verrouiller et stopper l'attaque instantanément ?
Une autre catégorie technique majeure, appelée Serangan Harimau (les attaques du tigre) ou Kombat, combine des déplacements explosifs et des frappes ciblées sur des points vitaux particuliers du corps humain.
